RÉUNIONS DÉCENTRALISÉES

 

 

Paris le 24 novembre 2018

Réunion d'Anciens à Paris organisée par notre association autour de Stéphanie Darcissac et François David. Une réunion commencée par un temps de silence en mémoire de l'Abbé Triadou, ancien supérieur de l'Ecole Bossuet, qui a rejoint la Maison du Père.

Visite de l'Assemblėe Nationale, accueillis par Mme Frédérique Meunier, Députée de la Corrèze.

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« MEP-2010 »

COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DÉCENTRALISÉE DE PARIS

Janvier 2010

 

Trois ans, presque jour pour jour, après la rencontre au Sénat, c’était le 27 janvier 2007, les Anciens de Paris se sont retrouvés, le 23 janvier 2010, dans un autre lieu chargé d’histoire, le Séminaire des Missions étrangères de Paris (MEP), au 128 rue du Bac.

 

Les Missions étrangères de Paris, fondées il y a 350 ans, le 8 juin 1658 exactement, s’installent en 1663 rue du Bac où aujourd’hui elles accueillent, outre des séminaristes du monde entier, des colloques, assemblées ou groupes comme le nôtre. Les salles sont équipées des moyens techniques adaptés au style de communication actuel. Un couloir aux proportions démesurées selon nos critères – mais nous sommes dans une construction du 17ème siècle – conduit à la salle de restaurant, ou bien vers le jardin à la Le Nôtre. Magnifiquement restauré depuis peu, l’Ensemble pourtant monumental, frappe par une certaine élégance classique.

Très bien accueillis en un lieu des plus agréables, les 35 Anciens qui avaient répondu à l’invitation de l’Association ont passé une ½ journée dans une ambiance détendue et chaleureuse. Toutes les décennies éteint représentées, des années 40 (1 représentant - un deuxième a dû renoncer au dernier moment) jusqu’aux années 2000 (6 représentants).

 

La première ½ heure consacrée à l’accueil a permis d’amorcer échanges et discussions qui ont pu se prolonger surtout au cours du repas et de la visite des parties historiques de la Maison. 
Le programme annoncé s’est déroulé comme prévu, si ce n’est une entorse à l’horaire !... Il est vrai que François David avait beaucoup à dire sur « son » Établissement. Edmond Michelet se développe. Le succès appelant le succès, il faut ouvrir de nouvelles classes et il faut surtout offrir aux élèves supplémentaires les meilleures conditions possibles d’étude et d’épanouissement. L’appel à la générosité lancé aux anciens arrive fort opportunément. 
M. Arnaud Hurel qui avait été invité à parler de l’homme de La Chapelle-aux-Saints entre « singe perfectionné » et « ange déchu » a prolongé nos réflexions de 2008 sur le Neandertal en traitant des aspects historiques et idéologiques au cœur du débat en 1908. Conférencier très compétent et brillant, M. Hurel partage, de surcroît, avec nous une réelle affection pour les abbés Bouyssonie. 
Et enfin, l’exposé de M. Laurent Grégoire sur les structures nationales et internationales des anciens élèves de l’enseignement catholique nous a fait découvrir les liens de solidarité et les intérêts communs de nos amicales à travers la France et le monde… Un vaste horizon très peu connu au niveau local mais qui n’en est pas moins intéressant à connaître et stimulant pour agir. Quant au président Jean-Paul Delbos, contraint à « faire court », il a concentré son intervention sur le projet que l’Association lance en 2010 pour une période de rodage et qui porte sur le parrainage des élèves de Terminale par les anciens élèves et notamment les « jeunes anciens ». Une information générale sera diffusée en février. Signe encourageant : déjà des parrains volontaires se manifestent dans l’assemblée.

 

Mais tout cela n’est qu’une présentation sommaire ! Les échos ci-après et la sélection des photos en diront sans doute plus long sur l’événement vécu par les Parisiens au Séminaire des MEP, rue du Bac, le 23 janvier 2010… 
Ce sont les réponses à la question posée aux participants le lendemain de la réunion.

 

QUESTION : 
> Quels sont, en quelques lignes, les sentiments et impressions que vous conservez de la réunion « MEP-2010 » et quel est le moment qui vous a semblé le plus marquant ?

 

REPONSES :

 

> Marie Muyle/Doussaud (96) : « Une matinée si vite passée, un déjeuner si animé… Les « tu te souviens » se sont succédés mais ont également laissé une large place à l’évocation du présent et du futur. Impossible de ne pas se revoir, impossible de laisser cette belle journée sans suite. Si ce n’est pas à Paris, c’est en Corrèze que les Anciens parisiens sont bien décidés à se retrouver ! Des dates sont même proposées pour une rencontre informelle… 
Se replongeant dans les souvenirs de sa jeunesse, chacun a également pu mesurer le chemin parcouru. Ni tout à fait différents, ni tout à fait les mêmes, les Anciens « parisiens » se sont séparés, avec au fond du cœur, la certitude que cette école qui les a vus grandir les accompagne encore dans leur vie d’adultes.

 

> Luc Demoures (59) : « Pour ce qui est de notre réunion nous ne pouvons qu’encourager les organisateurs et les remercier. Il faut que les absents prennent conscience qu’ils sont passés à côté d’un très bon moment très convivial. Pour cela ils pourraient recevoir un compte rendu par courrier électronique s’ils ont une adresse connue outre la mise sur le site qu’ils ne consultent pas forcément. Chaque ancien, bien sûr, devrait se sentir solidaire des autres anciens et en particulier de ceux qui ont quitté récemment l’Ensemble scolaire Edmond Michelet. Chacun peut apporter quelque chose à l’autre. C’est aussi de cette manière que nous pouvons défendre la pluralité de l’enseignement, public et privé. »

 

> Amandine Lamagat (2004) : « Passées mes appréhensions de ne connaître personne lors de la réunion des Anciens de Bossuet à Paris, j’ai été agréablement surprise de retrouver quelques têtes connues, pour la plupart étudiants ou jeunes diplômés. Cela a été également l’occasion de rencontrer de plus anciens élèves restés vivre dans la capitale, mais dont la nostalgie partagée de leurs années lycée m’a permis de comprendre un peu mieux l’importance de telles réunions : se retrouver, se souvenir, se rencontrer, créer une nouvelle dynamique. Merci, donc, pour cette leçon de vie, et à l’an prochain ? »

 

> Jean-Marie Fournet (67) : « Merci pour la qualité de l’organisation de notre rencontre à Paris des « Anciens » de Bossuet. Je propose de renouveler cette manifestation amicale en 2011 et pourquoi pas aux « Bernardins » ou ailleurs… »

 

> Jean Bouyssou (67) : « Le 23 janvier dernier, nous étions, à Paris, une quarantaine d’anciens, de toutes générations dans les locaux des Missions Etrangères. Nous avons passé, d’un avis unanime, un moment agréable. La conférence de M. Hurel fut un moment de grande qualité et de belle érudition, l’intervention de François David, comme d’habitude, convaincante. Beaucoup ont découvert avec surprise et curiosité les MEP. Personnellement, j’ai envie de revenir en ces lieux et prendre un peu de temps pour les découvrir. Mais, au-delà de l’immédiat, qu’attendre d’une telle rencontre ? Comment la prolonger ? Quel bénéfice la communauté des anciens de l’ensemble Edmond Michelet peut-elle en attendre ? 
Incontestablement, il faut renouveler ce type de rencontre, et faire en sorte que les anciens soient, d’une certaine façon, au service les uns des autres, au travers d’échanges, de contacts voire de liens qui peuvent se créer, s’entretenir, se renouveler à ces occasions. Je ne crois pas, en revanche, qu’il y ait intérêt à regrouper par tranches d’âge ou quelque autre critère, mais il serait utile que chacun ait, avant même la rencontre, le maximum d’informations sur celles et ceux qui seront là, profession certes, année de sortie aussi, mais peut-être plus, cursus par exemple. Il serait bien aussi qu’il y ait, pendant la rencontre, un peu plus de temps pour les échanges entre participants. »

 

> M. Arnaud Hurel (en réponse aux remerciements des organisateurs au lendemain de la rencontre) : « Nous dirons qu’il s’agissait de ma contribution personnelle à l’action sympathique et dynamique des « anciens de Bossuet » ; avec mon meilleur souvenir. »

 

> Christian Roche (58) : « Ma première participation à une AG d’anciens… 
J’y allais avec un peu d’appréhension après tant d’années écoulées depuis ma sortie de Bossuet : 52 ans déjà !!! Le lieu prestigieux et chargé d’Histoire de la rencontre « La maison des Missions Etrangères de Paris » m’a paru totalement adapté à nos retrouvailles. Accueil très chaleureux par les « jeunes » anciens qui, eux, se connaissaient et qui m’ont mis rapidement à l’aise, en l’absence de quelqu’un de ma promo. 
La présentation dynamique de François David sur le Bossuet d’aujourd’hui, m’a fait raccrocher très vite avec la « maison » et toutes les années passées dans ses locaux. Bravo pour le travail effectué ! 
Autre raccourci vertigineux vers la préhistoire et nos chers abbés Bouyssonie orchestré, de main de maître, par M. Arnaud Hurel qui m’a fait mesurer la chance que j’avais eu d’avoir de tels enseignants sans, malheureusement, avoir pu l’apprécier, à ce moment- là, à sa juste valeur. 
Autre moment magique : lorsqu’autour de la table où se mêlaient les promotions, la conversation s’est dirigée vers la fac de droit de Toulouse…et là ce fut un feu d’artifices d’anecdotes, plus savoureuses les unes que les autres, sur les mêmes profs que nous avions eu à des années d’intervalles : le ciment avait pris entre les générations et, tout de suite, nous échangions nos cartes de visite ! Merci aux organisateurs de cette excellente journée : à renouveler ! »

 

> Christine Colmont (83) : « Quel bonheur de me replonger l’espace de quelques heures, à Bossuet et à Notre-Dame où j’ai passé quelques années "instructives" mais aussi très "festives". Un petit air de nostalgie briviste a soufflé sur l’assistance, les vieux "anciens" se mêlant aux "jeunes", les cartes de visites passant de mains en mains, les numéros de téléphone étant griffonnés sur un coin de feuille. Bref, la communication a bien fonctionné dans le pays de Paname où de nombreux parisiens "bossuetiens" ont élu domicile et se sont vus ou revus avec un plaisir partagé. Cette réunion avait un fameux goût de « reviens-y ». A quand la prochaine ? »

 

> Pascal Monteil (80) : « En ce 23 janvier pluvieux, je m’attendais à tout sauf à cela ! Cette rencontre intergénérationnelle, dans un tel lieu en plein cœur de Paris, c’était magique et puis comment dire, c’était pour nous. Pour nous (qui n’étions pas assez nombreux !), la Maison des Missions étrangères que nous avons eu la chance de visiter avec un conférencier ; 
Pour nous François David… qui nous a donné des nouvelles de l’Ensemble scolaire Edmond Michelet ; 
Pour nous, une conférence remarquable de M. Hurel sur les abbés Bouyssonie ; 
Et pour finir un apéro rien que pour nous et le réfectoire à notre disposition. 
Que demander de mieux si ce n’est, pour la prochaine fois, quelques têtes supplémentaires aperçues dans les années 1980 mais c’est à nous, pour le coup, de nous mobiliser. »

 

> Jean-François Maigne (50) : « J’ai beaucoup apprécié le lieu de la réunion : très bien choisi non seulement au plan matériel par la situation centrale dans Paris et les facilités offertes mais aussi au plan spirituel par la place d’honneur réservée au souvenir du Saint martyr corrézien Pierre Dumoulin-Borie. 
Les sujets abordés étaient passionnants grâce à l’enthousiasme de ceux qui les présentaient. 
J’approuve les orientations proposées à l’association des anciens. J’ai apprécié que M. David ait tenu à participer à cette rencontre décentralisée malgré ses multiples responsabilités. Son dynamisme et son désir de faire comprendre ses objectifs étaient communicatifs. L’ouverture d’esprit transmise aux élèves, l’attention portée à chacun, les travaux entrepris et le rayonnement de l’école sont dignes d’admiration. 
J’aurais aimé que se prolonge la causerie de M. Hurel sur le contexte de la découverte de l’homme de La Chapelle-aux-Saint. Son talent de conférencier faisait oublier le temps. Je retiendrai surtout la réponse des abbés Bouyssonie aux prudents qui leur conseillaient, face aux débats soulevés, d’abandonner leur homme fossile : « ce serait un péché contre la vérité. » 
" Bravo pour cette journée qui nous a donné tant de matière à réflexion."

 

> Bernard Coignoux (61) : « … J’ai passé un agréable moment en compagnie de mes anciens copains de classe que furent Luc Demoures (et son épouse) et Jean-Yves Ambiaud. J’espère que ce type de réunion se renouvellera à Paris sous la même forme que les deux précédentes. Des réunions par décennies ne me paraissent pas très indiquées, d’autant que, à nos âges déjà avancés, une réunion par décennie risque de ne pas rassembler grand monde. »


> Jean-Gabriel Laval (50) : « J’ai beaucoup apprécié la réunion du 23 janvier, tout comme la précédente en 2007 au Sénat à laquelle j’avais également assisté. Des réunions de ce type permettent aux Parisiens qui, comme moi, ne peuvent que trop rarement aller à l’A.G de Brive en octobre, d’avoir des nouvelles de l’association et de se retrouver dans une ambiance chaleureuse. Une réunion parisienne tous les deux ou trois ans me paraît un bon rythme, étant entendu qu’entre temps des groupes d’anciens peuvent se retrouver par décennies. Les exposés sur la vie de l’Etablissement et les activités de l’association sont indispensables. Nous avons la chance d’avoir un Directeur d’Etablissement tout à fait remarquable. J’ai suivi son intervention avec le plus grand intérêt, heureux de savoir que nos écoles catholiques de Brive progressent en tous domaines et s’ouvrent sur le monde… avec pour slogan : « quand la prudence est partout, le courage est nulle part », une maxime à retenir en ces temps où l’on ne parle que du principe de précaution… 
Notre président des Anciens nous a ensuite rappelé les trois missions d’une association d’anciens élèves et a insisté sur la troisième, souvent méconnue (représentation de l’établissement aux niveaux régional, national et international) en faisant intervenir le Président de la COFAEC. 
La cerise sur le gâteau, ce fut la très intéressante conférence de M. Arnaud Hurel qui, avec beaucoup de talent, a captivé l’attention d son auditoire en retraçant l’histoire des découvertes de l’homme de Neandertal et la contribution essentielle de nos chers professeurs, les abbés Bouyssonie que les anciens de mon époque ont bien connus. 
Le déjeuner qui a suivi m’a permis de faire la connaissance de sympathiques jeunes (par rapport à moi) camarades de la décennie 50-60 se trouvant à la même table et ayant pour la plupart, après Bossuet, fréquenté aussi la Faculté de Droit de Toulouse. 
J’ajoute enfin que le choix du lieu m’a fait connaître ce superbe cadre, plein de calme et de sérénité au milieu de l’agitation parisienne, offert par les Missions étrangères, endroit où je n’avais jamais pénétré bien qu’habitant Paris depuis 50 ans cette année. Encore un grand merci à tous les organisateurs ! »

 

> Maxime Lamagat (2005) : « En ce samedi 23 janvier, les anciens se sont retrouvés à la Maison des Missions étrangères de Paris. La population était hétérogène, un peu toutes les promotions étaient représentées ; pour les plus jeunes : 2006, 2005, 2004, 2001, 1998. On avait l’impression de se retrouver avec simplement quelques années de plus : l’un travaillait au Sénat alors que l’autre étudiait la politique ; l’un était en école de commerce alors que l’autre était consultante. Mais la convivialité allait de pair avec l’allégresse, et nous avons tous partagé un repas abondant après avoir visité les Missions étrangères de Paris. Saviez-vous que chaque année, les MEP envoient des jeunes à l’étranger pour faire du volontariat ? Maintenant, je sais et vous savez … » (Avis au lecteur : sur ce point, consulter le site des MEP : www.mepasie.org)

 

> André Moissinac-Massénat (42) : « … cette réunion du 23 janvier fut très intéressante et fort sympathique. Sa reconduction annuelle me paraît fort souhaitable. Je ne proposerai pas de réunions par petits groupes, le mien hélas étant trop réduit par l’âge et l’activité passée : deux doyens marins qui, d’ailleurs, se retrouvent souvent dans des groupes d’amis anciens marins. Mais c’est toujours avec plaisir que je viendrai aux réunions « plénières » tant que ma santé me le permettra… »

 

 

Photos : Jean Bouyssou

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Réunion des Anciens de LIMOGES

COMPTE RENDU de la réunion décentralisée de Limoges au restaurant « LE PROVENÇAL »

avril 2008

 

Pour notre Association, la réunion décentralisée de Limoges, le 5 avril 2008, devait être un événement marquant. Elle a répondu à nos attentes : une réussite… grâce aux correspondants locaux Paul Brutus, Jean-Marie Chouzenoux, Nicole Dumond (Franck Chasssagnac s’est trouvé empêché).

Après ceux de Toulouse en 2006, de Paris en 2007, les Anciens de Limoges ont eu l’occasion de rencontrer plusieurs membres du Conseil d’administration de leur association, soucieux en priorité de resserrer les liens entre tous les membres, de toutes les générations.

 

Un restaurant accueillant, à l’entrée de la capitale du Limousin a servi de cadre à la rencontre de 22 camarades de classe des années 50, 60, 70 et même 90 pour LE plus jeune.

Dans ses compliments aux organisateurs et ses remerciements aux participants, le président Jean-Paul Delbos, a souligné combien il est important, pour la consolidation de l’association, de renforcer la proximité entre les anciens... malgré l’éloignement géographique. Internet ne remplace pas les pas vers les amis ; Laurent Richard, gestionnaire du site web de l’association en est conscient lui aussi, tout en continuant à déployer des efforts méritoires pour que se développe et se généralise notre communication informatique.

 

Le Conseil d’administration de l’Association adopte la même attitude dans ses contacts avec la Direction de l’Etablissement et avec les élèves. Tout en se maintenant à sa place, il manifeste sa présence en organisant une rencontre entre élèves des Terminales et « jeunes anciens », en décernant un prix des anciens élèves, en faisant de son A.G un des facteurs d’intégration de toute la Communauté éducative. Même son projet de commémoration « Bouyssonie-2008 » s’inscrit dans une perspective d’avenir. Les deux anciens professeurs de Bossuet, découvreurs de l’Homme de Neandertal à La Chapelle-aux-Saints, il y a un siècle (!) dont la vie et l’œuvre seront retracées dans une brochure, sont invités dans notre actualité non seulement pour nous raconter ce qu’ils ont fait mais encore pour nous expliquer pourquoi et comment ils l’ont fait. « Pourquoi », « Comment », deux mots-clés du vocabulaire de l’éducation, plus valables que jamais en 2008.

 

> François David, chef d’établissement de l’Ensemble scolaire Edmond Michelet prend ensuite la parole pour exprimer avec une vigueur et une conviction très applaudies sa conception de l’école catholique d’aujourd’hui visant avant tout la qualité pédagogique. Une phrase simple résume cette conception – ce qui ne signifie pas que la tâche soit simple ! – « Notre mission est d’enseigner, d’éduquer et de dire aux jeunes que la vie a un sens et que, pour nous, ce sens a un nom : Jésus-Christ. » 
Quant à la qualité pédagogique, elle comporte une exigence qui est de développer toutes les intelligences de tous et de chacun. Cela passe par des cours de formation originaux et aussi par une offre d’ouvertures sur le monde extérieur. Dans cette optique, l’Ensemble scolaire Edmond Michelet organise des cycles de conférences sur des « Questions actuelles » destinées aux élèves, aux enseignants, aux parents d’élèves, aux anciens élèves, autrement dit, à toute la « Communauté éducative » à laquelle François David accorde une place et un rôle majeurs, dans la ligne des conclusions des Assises de l’enseignement catholique.

 

> Michel Sauret, président de l’OGEC, intervient à son tour pour détailler les travaux - qui commencent en ce moment - sur le site de Bossuet. Pour les anciens, la description des lieux permet de faire revivre beaucoup de souvenirs : « cour des petits », « dortoir des classes de 6ème… des Premières »… Les farces de potaches sont souvent mieux ancrées dans la mémoire que les cours du « Jules » ! 
Les Anciens qui ont déjà apporté leur soutien financier à cette opération de modernisation sont vivement remerciés. Ceux qui souhaiteraient faire de même le pourront car notre Association continuera en 2008 sa campagne de sensibilisation et d’appel de fonds. 

 

A l’issue de la partie formelle de la rencontre, les informations communiquées pendant près de deux heures ont été commentées au cours du repas et complétées par des propos aux accents joyeux. Le passé nostalgique peut très bien ne pas être triste !

 

A la fin du repas, la pause-café a été marquée par l’entrée en scène d’un invité, M. Bismuth venu en voisin, de la Direction des affaires culturelles (DRAC) du Limousin pour nous parler, en archéologue professionnel, de notre opération-phare : « Bouyssonie – 2008 » Arrivé à Limoges à la fin des années 90 pour travailler à la DRAC, Thierry Bismuth ignorait tout des frères Bouyssonie. Aujourd’hui il est un inconditionnel des deux abbés. Même s’il s’intéresse davantage à Jean le scientifique, il rappelle à plusieurs reprises qu’en ce qui concerne les fouilles aux environs de Brive on ne peut évoquer Jean sans Amédée. Il reconnaît à tous les deux une intelligence hors du commun, une perspicacité et des fulgurances qui autorisent à parler des Bouyssonie comme d’hommes exceptionnels. Leurs observations, leurs interprétations, leurs techniques, ou bien font encore autorité aujourd’hui, ou bien ont ouvert la voie à d’autres interprétations, d’autres progrès. 
Impressionné par le savoir de nos illustres anciens, et par l’abondance des sites préhistoriques brivistes, M. Bismuth imagine pour l’avenir, en hommage et par fidélité aux Bouyssonie de créer à Brive un grand musée préhistorique, au cœur d’une région au patrimoine archéologique exceptionnel. C’est à cette tâche qu’il va se consacrer. 
Les anciens de Bossuet et de l’Ensemble scolaire Edmond Michelet réservent une place à Thierry Bismuth dans leur plaquette commémorative « Bouyssonie – 2008 » pour signifier que la célébration du centenaire de la découverte ne se limite pas à un retour sur le passé mais qu’elle aura des prolongements dans l’avenir.

Les Anciens se retrouvent à Paris

COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DÉCENTRALISÉE DE PARIS

PARIS – Palais du Luxembourg – Mai 2006

 

Après Toulouse, le 20 mai 2006, l’Association a invité les anciens de Paris et des environs à se retrouver dans le cadre d’une « réunion décentralisée ». Formule de rencontre hors-les-murs, ce style de réunion permet aux responsables d’aller vers ceux que la distance physique empêche de participer aux A.G statutaires à Brive. L’Association affirme ainsi sa détermination à privilégier les personnes plutôt que les techniques de communication.

 

En conséquence de quoi, de nombreux membres du Conseil d’administration ont fait le voyage à Paris pour accompagner leur président Jean-Paul Delbos et le chef d’établissement François David, à savoir : Jacques Goutines ancien président de l’Association et secrétaire actuel ; Michèle Doussaud, vice-présidente ; Placide Urchegui, vice-président ; José Quirantès, ancien président de l’Association ; l’Abbé Jean-Marie Faure ; Albert Richard ; Christian Gazeau. Sur place, le travail d’organisation a reposé entièrement sur les épaules de Luc Demoures (inscriptions) et de Marie Doussaud (contact avec le Sénat) qui s’en sont acquitté avec la plus grande efficacité, assurant ainsi le succès de la manifestation. Merci à Jean Bouyssou, « photographe officiel ».

 

Beaucoup de Parisiens, dont certains accompagnés de leur conjoint, ont répondu à l’invitation. Dans la salle Monnerville du Sénat de la République, où avait lieu la réunion, 75 fauteuils étaient occupés ; 69 convives se sont ensuite retrouvés à la salle à manger.

 

Est-ce à Paris, est-ce à Brive que se rencontre la plus forte concentration d’anciens de Bossuet ? Toujours est-il que ce samedi matin 27 janvier 2007, à Paris, une réunion d’anciens de Bossuet a rassemblé presque autant de participants que la dernière A.G de Brive le 14 octobre 2006… Des plus anciens (bacheliers de 1942 et 1943) jusqu’aux plus jeunes (bacheliers de 2001) toutes les générations étaient représentées, principalement les promotions des années 70, 60 et 50 presque à égalité en chiffres mais aussi en enthousiasme.

 

La réunion a été placée dans une perspective évangélique par l’Abbé Jean-Marie Faure qui est intervenu le premier et qui a opportunément cité une réflexion de l’Abbé Pierre décédé quelques jours plus tôt : « ... nous avons deux yeux. Il faut avoir le courage de ne pas fermer le premier sur l’horreur des réalités du monde. Mais il faut aussi imposer au second qu’il soit ouvert sur la beauté du ciel quand il est bleu, sur l’harmonie des étoiles ou du sourire d’un enfant. »

 

Le président d’honneur de la réunion, Pierre Dauzier, a pris ensuite la parole et récapitulé pour nous sa carrière exceptionnelle, « un destin quelque peu atypique » comme il le dit lui-même. Et il ajoute « il faut aussi savoir rester modeste… » lui qui a bien connu et côtoyé des gouvernants et des hommes et des femmes illustres du XX ème siècle !… Car les valeurs qu’il défend –cf. ses ouvrages- sont « le sens de l’autre, l’entraide, le secours, le temps partagé… préparer pour les jeunes hommes et femmes les chemins d’une vie où s’accomplir ».

 

Puis, François David, chef d’établissement, est venu au pupitre présenter, à partir d’une animation « powerpoint », la situation de l’Ecole aujourd’hui, et les projets pour l’adapter aux besoins scolaires et éducatifs de demain. Le nouveau logo de l’ensemble scolaire Edmond Michelet est commenté avec ses silhouettes entourées d’étoiles. Les travaux de la « deuxième tranche » sont décrits, avec 8 classes et 2 salles d’étude à créer… dans l’attente que l’association diocésaine, propriétaire des bâtiments, fasse connaître sa position et apporte son soutien. Mais d’ores et déjà des dons défiscalisables sont possibles et en 2008, il sera fait appel à la générosité des anciens. Mais déjà, ceux qui ont la possibilité de le faire sont invités à verser la taxe d’apprentissage à l’Ecole.

 

Enfin, c’est Henri Buffière qui est monté à la tribune. Avec une longue carrière africaine derrière lui, il a entrepris, il y a un an, de créer une association pour promouvoir des projets de développement rural dans l’un des pays les plus défavorisés de la planète, le Burkina Faso. Considérant que l’homme africain n’est pas suffisamment pris en compte et qu’une approche individuelle est indispensable, son association a choisi, le plus souvent en liaison avec les structures catholiques locales, d’aider financièrement des individus ayant un potentiel pour eux-mêmes et pour le milieu dans lequel ils se trouvent. Les projets sont toujours liés à un apport personnel, au caractère méritant et à la motivation du bénéficiaire. L’association en a retenu 4, dont un puits à Bobo Dioulasso et une coopérative d’élevage de porcs, toujours au Burkina Faso….. Pour l’aider : 01 30 53 09 98

 

Quelques escaliers à monter, la cour à traverser et c’est la salle de restaurant. L’apéritif est offert par M. le Sénateur – Maire de Brive, Bernard Murat. Les conversations portent, bien entendu, sur le passé ; les photos viennent authentifier les propos et aident à reconstituer les classes d’âge… les mêmes qui se retrouvent autour des tables. L’ambiance est chaleureuse ; la table est un baromètre infaillible pour la mesurer.

 

Quand vient le moment de la séparation, les deux générations extrêmes, celle des bacheliers des années 40 et celle des bacheliers de 2001 se serrent la main pour signifier que la chaîne n’est pas interrompue. (photo ci-dessous)

Photos : Jean Bouyssou

Réunion décentralisée de Toulouse

À l’Institut régional de formation de l’enseignement catholique - IRFEC

20 mai 2006

 

Pour la 1ère fois depuis longtemps, une partie du Conseil d’administration de l’Association, avec le directeur de l’ensemble scolaire Edmond Michelet, François David, se sont déplacés à Toulouse pour une « réunion décentralisée ».

Jacques ATECHIAN, notre correspondant sur place, avait battu le rappel. Les anciens de Bossuet sont nombreux à Toulouse. Beaucoup ont répondu. Près de 20 se sont mobilisés. Le contact avec les sept brivistes s’est établi facilement même si, pour le plus ancien, les années d’école remontaient à 1945 !… Les plus jeunes étaient des bacheliers 2005. Mais les uns et les autres ont vite retrouvé ce qu’ils ont en commun… en particulier au cours des conversations autour d’un buffet bienvenu.

L’objectif était de créer, de rétablir ou de renforcer un lien durable entre les personnes et les générations, pour que s’instaure un réseau de solidarité et d’entraide.

Pour concrétiser le souhait, un appel à participation a été lancé. Cinq volontaires ont répondu : Isabelle Bordas, Daniel Boudre, Jean-François Tixier et Jacques Tourné. Ils seconderont Jacques ATECHIAN pour entretenir l’esprit Bossuet, avec nos moyens : rencontres, bulletin, site internet et contacts personnels.

Le président, Jean-Paul Delbos et tout son Conseil remercient tous les anciens de Toulouse qui ont manifesté leur intérêt, tous ceux qui ont estimé que l’expérience devait être renouvelée et tous ceux qui rejoindront le groupe dans les semaines et les mois qui viennent, pour que vive Bossuet à travers ses anciens.

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