ON SE SOUVIENT D'EUX
  • Placide URCHEGUI
Décédé le 1er août 2018 
C’ est porté par l’émotion, la tristesse, la reconnaissance mais aussi l’Espérance Chrétienne de toute une école que je m’adresse une dernière fois, à toi, Placide,le jour de ta Pâque, toi qui fais partie à tout jamais de la chanson de nos pierres qui inscrit, depuis bientôt deux siècles, l’histoire de l’École Bossuet les faits et gestes des hommes qui l’ont fait vivre et dont tu resteras, non seulement un chantre dont nous n’oublierons pas la voix, une grande figure, originale et si élégante.
Nous savons tous que ton inlassable dévouement t’a conduit bien au-delà de la Rue Bossuet dans de multiples engagements et beaucoup ont dit et diront ce que fut ton action au service des femmes et des hommes de ton temps. La mission qui incombe à ma fonction est de mettre un éclairage (trop partiel sans doute) sur une vie professionnelle passée au service des jeunes de l’École Bossuet.
Tu y entras en 1964. L’élève de cinquième que j’étais se souvient de toi, jeune surveillant élégant et mystérieux, à l’autorité naturelle et dont l’accent basque contrastait avec celui plus pointu de tes collègues. Nous comprîmes vite, (un élève comprend vite), qu’il ne s’agirait pas d’agir avec toi comme avec celui que nous taquinions sans vergogne et qui portait le nom d’un héros des fables de La Fontaine. Ta jeunesse et ton sourire, ta sévérité teintée de bienveillance, la clarté de tes exigences et ta capacité à donner une nouvelle chance, nous fit très vite t’apprécier. Tu devins pour beaucoup une personne repère.
Nous disions entre nous Placide ou "Chico" par respectueuse affection, sans aucune once d’irrespect. Et tu le savais bien. Mais quand nous avions besoin d’un conseil ou d’une oreille attentive, nous savions aussi que tu étais là.
Depuis cette date, nous ne nous sommes plus quittés y compris quand nos pas nous conduisirent loin de notre chère maison. Lors de nos rencontres, l’école restait notre sujet premier. Une fois le temps de la retraite arrivé, ton engagement à l’association des anciennes et anciens élèves fut naturel, attendu et apprécié. Sous un humour constant et parfois caustique, avec tes « abrazos » (étreintes) contagieux d’affection, tes éclats de rire, tes anecdotes redisaient l’histoire. Par ton optimisme constant et ton soutien aux évolutions de l’établissement que tu suivais de près, par tes visites régulières au cours desquelles tu avais un mot pour chacun, anciens collègues où jeunes enseignants, tu séduisais. Car tu étais un séducteur, Placide ! Et avec le temps tu es devenu un peu plus, un personnage qui étonnait ceux qui ne te connaissaient pas (je pense aux générations actuelles) mais ton empathie naturelle - nous l’avions souvent vérifié (et tout particulièrement lors de la remise du Prix Jacques Goutines en 2016 où tu avais animé magnifiquement la rencontre - entraînait leur adhésion. Tu ne t’es véritablement jamais éloigné de nous, de ton école, sans doute parce que cela t’aurait éloigné un peu de toi.
Il ne me parait pas excessif d’affirmer, mais n’est-ce pas un pléonasme, que tu fus bien davantage qu’un surveillant puis un surveillant général, un éducateur et un éducateur chrétien exceptionnel.

Ton autorité naturelle était souriante et ton jugement sur les hommes et les choses, quand cela était nécessaire, sans concession. Tu connaissais chaque élève, ses centres d’intérêt, ses passions et tu n’hésitais jamais à apporter ton concours pour qu’il se révèle à lui-même.
Je me contenterai de me souvenir des vocations de guitaristes nées grâce à toi et de la place que tu as gardée dans leurs coeurs. José Quirantés et Jacques Barnabé, de la génération de tes premiers élèves, me disaient hier ce qu’ils te devaient et pas seulement d’un point de vue musical. Et les générations suivantes pourraient confirmer ces témoignages.
C’est qu’au-delà de la musique tu avais compris qu’éduquer c’est croire à l’aube des commencements et qu’une passion grandissante pour un domaine fait grandir la personne tout entière.
Je ne veux pas oublier les parties de pelote basque face au mur de la cour des grands où tu nous démontrais que les jeunes corréziens ne pouvaient naturellement pas lutter face à celui qui dans ces moments-là retrouvait les gestes de son enfance basque. Tu gagnais toujours et ton beau sourire plein de bonté irriguait autant ceux qui avaient lutté avec toi que ton propre visage qui trahissait alors le bonheur des racines retrouvées.
Il arrive régulièrement que des anciens élèves de passage à Brive viennent saluer leur école, nous en croisons aussi souvent dans telle ou telle manifestation. Ils évoquent les maîtres de leur adolescence. Ils nous interrogent sur le devenir de ceux qui ont participé à leur éducation et qui les ont marqués. Au hit-parade, Monsieur Urchegui (ou Placide) arrive en tête (Albert Richard n’est pas loin). Pour eux le souvenir d’une l’autorité bienveillante consistant à « ne pas mettre la tête du jeune sous l’eau mais plutôt à aider à grandir » reste vivant.
Cette vie passée au service des autres, n’est ni neutre ni un hasard. Il faut en chercher l’origine dans la volonté d’être fidèle à Celui qui il y 2 000 ans parcourait les routes de Palestine à la rencontre des hommes de son temps. Chaque rencontre, la qualité de chaque regard posé sur chacun d’entre-eux, les conduisaient avec respect au-delà d’eux-mêmes jusqu’au mystère de Dieu. Il me parait, Placide que tu t’inscrivais dans cette voie et elle guida tes pas chaque jour de ta belle et riche existence. (Extrait de l'hommage rendu par François David)
 
  • Chanoine Paul TRIADOU
Décédé le 22 novembre 2018 à l'âge de 98 ans
Le père Paul Triadou avait répondu à l’appel du Seigneur, en choisissant de lui consacrer sa vie dans le ministère sacerdotal, au service de ses frères pour l’annonce de l’Evangile, la sanctification par les sacrements et la conduite du peuple de Dieu. C’est pour cela qu’il avait été ordonné prêtre le 4 mars 1944, par Mgr Amable Chassaigne. Ce ministère, il l’a exercé de manière active pendant de longues années, principalement au service des jeunes, à l’institution Bossuet où il fut professeur et ensuite Supérieur. Mais aussi comme curé dans 4 paroisses successives (cela a été rappelé au début de la messe), aussi comme directeur des pèlerinages, avant de rejoindre la Maison saint Joseph, en 2009. Lorsqu’on veut évoquer la vie d’un homme, d’un prêtre, on parle souvent de ce qu’il a fait, des responsabilités qu’il a exercées, des œuvres qu’il a réalisées. C’est ce qui est public, c’est ce qui se voit. Et quand cet homme, ce prêtre, a vécu longtemps – c’est le cas pour le chanoine Paul Triadou – la liste pourrait être longue. Et il faut en rendre grâce au Seigneur. Mais s’en tenir là, ce serait ne prendre en compte que ce qui est visible, ce qui est écrit, et, en fin de compte, on pourrait se demandait : cela suffit-il à caractériser vraiment la vie de ce prêtre ? Les confrères du Père Triadou qui sont ici savent bien que ce qui fait le cœur de la vie du prêtre, le cœur de son sacerdoce, le cœur de son ministère, ne peut pas se décliner en terme de poste, en terme d’emploi, de fonction, de charges. Le curé d’Ars disait que « le sacerdoce, c’est l’amour du cœur de Jésus ». (Homélie de Mgr Bestion)
  • Antoine TAESCH

 

Décédé le 5 janvier 2017 à l'âge de 94 ans. Professeur d'Allemand jusqu'en 1984.

"Antoine Taesch nous a quittés en cet hiver 2017 avec la discrétion qui l’a toujours caractérisé. Il avait rejoint depuis les évolutions de la maison Saint Joseph l’Epadh de Donzenac .

Alsacien venu , comme beaucoup de ses compatriotes ,en Corrèze, aux heures noires de notre histoire, il s’y installa et y fonda une famille dont les deux enfants ont été élèves de nos établissements.

Les anciens élèves de ma génération se souviennent de celui qui partagea l’enseignement de l’allemand avec l’Abbé Lapouge. Ils se souviennent aussi de sa proximité avec un autre enseignant qui marqua de longues années l’Ecole Bossuet Mr Hugo. Les deux étaient, il me semble, inséparables.

Antoine était un fidèle et les nombreuses rencontres que je pus vivre avec lui commençaient toujours par la même expression avec cet accent alsacien qui ne l’avait pas complètement quitté : « Alors notre Bossuet , comment ça va ? ».

Oui, Antoine Taesch fut un enseignant bienveillant et attentif à ses élèves et un amoureux de son école , celle de toute une vie. A un moment où les consignes invitent les enseignants à replacer leurs cours dans les problématiques de l’actualité, je peux écrire qu’Antoine fut un pionnier qui s’ignorait. Et quand il quitta son école ce fut - mais il ne fut pas le seul - avec un grand pincement de cœur.
Si j’écris cela, Antoine c’est que quelques années avant de prendre sa retraite Antoine devint un ussacois où il avait fait construire une maison dans le village d’origine de ma famille , le même que celui qui reste celui de nos amis Jean Paul et René Faure .et nous eumes l’occasion de nous mieux connaître. Il m’arrivait de le de croiser sur les petites routes ussacoise Antoine devisant avec ses anciens collègues. L’un des plus fidèles fut L’abbé Jean Marie Faure, ami et confident de beaucoup et d’Antoine en particulier.

Il devint l’ami de tous, prêt à rendre service à qui le lui demandait, membre actif de la paroisse où là encore il fit l’unanimité. Sûr que notre ancien aumonier Le Père Mathias Bahillo ne me démentira pas. 

Nous étions quelques uns à témoigner par notre présence à ses obsèques toute la reconnaissance de son école." (François DAVID)

  • Abbé Jean-Marie FAURE

 

Le 30 décembre 2010 disparaissait l’abbé Jean-Marie Faure, membre du Conseil d’administration de l’association des Anciens de l’Ensemble scolaire Edmond Michelet après l’avoir été, pendant des années, de l’association des Anciens de Bossuet. Son visage souriant et sa poignée de main chaleureuse étaient sa façon de commencer chacune de nos réunions. C’était plus qu’un signe, une empreinte.

Il était notre référent religieux et, à ce titre, ses invitations à la méditation à chacune de nos réunions inaugurales en début d’année, ou parfois, en cours d’année selon les circonstances, frappaient par leur profondeur, toujours dans la simplicité et la discrétion. Il était heureux parmi nous et nous étions honorés de sa présence assidue et amicale.

 

Découvrez quelques-uns des hommages rendus à Jean-Marie Faure

(publiés sur le site de l'Ensemble scolaire)

  • Abbé André LECOEUR

 

Mars 2010 : disparition de l’Abbé André Lecoeur. Ancien élève de Bossuet, jusqu’en 1941. 
Passé par le Séminaire des Carmes à Paris, il revient comme enseignant dans l’école de sa jeunesse où il est resté pendant toute sa carrière de professeur d’anglais.

 

Lire l'hommage rendu par François David, chef d'établissement 

(publié sur le site de l'Ensemble scolaire)

  • Gérard ALARY

 

Août 2008 : Gérard Alary, ancien professeur et directeur de l’École primaire à Bossuet, ancien membre du conseil d’administration de l’Association des Anciens a été rappelé à Dieu dans sa 88ème année. Très diminué par la maladie depuis près de dix ans, il avait gardé un attachement profond pour son École et restait pour ses anciens élèves un modèle de conscience professionnelle.

Vous trouverez ci-dessous un extrait de l’hommage que lui a rendu son vieil ami, l’abbé Jean-Marie Faure :

« Je me souviens de ton arrivée à l’École Bossuet à l’École primaire, dont tu fus le directeur. Un bon nombre de tes anciens élèves, au cours de rencontres inopinées à Brive, me rappellent souvent leur passage avec toi dans leurs jeunes années ! Et leurs témoignages sur l’état d’esprit qui régnait dans la classe m’a très souvent frappé : travail sérieux, humour, discipline (avec ta célèbre Joséphine, petite règle destinée à faire régner l’ordre et la discipline !) Tu avais toujours pour tes jeunes élèves une volonté indiscutable de les faire progresser dans leurs connaissances aussi bien que dans leur vie religieuse et morale. Plus tard, tu as assuré l’existence et l’organisation de colonies de vacances dans la région d’Arcachon, à Gujan-Mestras et nous étions toujours ravis de t’en entendre parler avec précision mais aussi avec ton humour toujours bien apprécié de tes amis, collègues ou interlocuteurs...

Puis sonna l’heure de la retraite. Tu étais entré dans l’ordre des Palmes Académiques et avais reçu la médaille de la jeunesse et des sports : c’est dire la largeur de ton esprit éducatif !

Mon cher Gérard, malgré notre peine de te voir partir, nous pouvons t’assurer que tu continueras à vivre dans nos cœurs tout autant que dans la profonde, mystérieuse et inaltérable paix de Dieu. »

 

Lire l'hommage écrit par Michèle Doussaud (1968)

  • Jacques GOUTINES

 

Juillet 2010 : Jacques GOUTINES (1943), avocat honoraire, ancien président de l’association des anciens de Bossuet, membre pendant plus de 40 ans du Conseil d’administration de l’association des anciens de Bossuet et de l’Ensemble scolaire Edmond Michelet, a terminé sa longue route de 85 ans, le 3 juillet. 
Homme de cœur, il donnait sans compter selon l’idéal scout qu’il pratiquait dans la joie et la bonne humeur. Dans notre Association, Jacques Goutines n’entretenait aucune nostalgie du passé. Il soutenait au contraire les initiatives en faveur des élèves, qu’il s’agisse de les aider à préparer leur avenir ou de les encourager à travailler ensemble au service des autres. 
Le sourire confiant et fier qu’il affichait le jour de l’inauguration de la plaque commémorative aux frères Bouyssonie (en 2008) porte la marque de sa franchise et de sa droiture. Fidèle à sa « promesse », il n’a jamais renoncé à son engagement fondé sur les valeurs chrétiennes d’ouverture aux autres et il a porté haut le flambeau de la générosité. Merci Jacques !

 

Lire un extrait de l’allocution prononcée par Antoine Lamagat, Bâtonnier de l’ordre des avocats, lors des obsèques de Jacques Goutines.

 

 

 

  • Chanoine André BORT

 

Ancien Supérieur de Bossuet, dont les obsèques ont été célébrées le 17 avril 2006, à Madranges. Au mois de juillet 1955, M. le Chanoine Victor BEYNEL, Supérieur de l’Ecole Bossuet, ancien professeur prestigieux dans cet établissement, donnait sa démission pour raison d’âge et de santé.

Pour le remplacer, l’évêque de Tulle, Mgr CHASSAIGNE, se tournait vers un jeune et dynamique aumônier au lycée Cabanis de Brive, l’abbé André BORT. Celui-ci accepta la charge et, comme à l’accoutumée, il se mit aussitôt à la tâche avec détermination, ne comptant jamais ni avec son temps, ni avec la fatigue. Homme à l’esprit vif, à la décision prompte, il résolut d’emblée un certain nombre de problèmes en suspens : ce fut, par exemple, la liste des noms des victimes de la Seconde guerre mondiale devant être inscrits sur le monument aux morts de l’Ecole, question apparemment simple mais encore chargée des tensions propres à ce temps ; ce fut aussi la réalisation d’un bloc scientifique appelé des vœux de beaucoup de professeurs et d’élèves ; ce fut encore la construction d’une chapelle dont une pergola rappelait le vœu des constructeurs de l’Ecole de 1933 ; ce fut surtout la signature du contrat d’association avec l’Etat, en application de la loi Debré de 1959 : la promptitude de décision, la rapidité du montage des dossiers firent que l’Ecole Bossuet obtint un contrat d’équivalence aux lycées d’Etat ; le lendemain il eût été trop tard.

Rien n’échappait à la vigilance du Supérieur ; mais la fatigue retrouve toujours ses droits. Ainsi, au bout de onze années de tension continue, le chanoine BORT dut donner sa démission, assuré d’avoir rempli son devoir à ce poste difficile, comme en tous ceux qu’il a dû prendre en charge.

 

Monseigneur MEYSSIGNAC,

ancien Vicaire Général, ancien de Bossuet (1934)

 

 

 

  • Mgr Marcel MEYSSIGNAC (1934)
 
Mgr MEYSSIGNAC est décédé le 18 novembre 2011 à l’âge de 95 ans à St Joseph à Brive, où il avait pris sa retraite à l’âge de 88 ans après 57 ans de sacerdoce et dévouement à l’église.

Il était né en 1916 au hameau de La Guitardie à Collonges l’année même où son père agriculteur était tué durant la guerre de 14-18 sur le front des Dardanelles. Orphelin de guerre, il concrétisa sa vocation religieuse en entrant au grand séminaire de Tulle après onze années de scolarité à Bossuet. Incorporé en 1936 au régiment d’artillerie de Dijon, il ne devait retrouver sa liberté qu’en juin 1945, après cinq ans de captivité en Autriche.

Ordonné prêtre en 1946, il est nommé à St Martin de Brive pendant vingt ans, puis curé à Beaulieu avant d’assumer les fonctions de vicaire épiscopal et de directeur de l’enseignement catholique en Corrèze.

Promu en 1973 vicaire général au diocèse de Tulle, il y assumera pendant vingt-deux ans les plus hautes fonctions dont celle d’administrateur diocésain avant l’arrivée de Mgr FROMENT. Sans oublier son investissement dans l’association Espérance-Liban et son rôle d’infatigable organisateur des pèlerinages.

Curieux des hommes et de leurs cultures, Marcel MEYSSIGNAC a fait plusieurs fois le tour de la planète pour des raisons humanitaires et caritatives. Retiré à la maison de retraite St Joseph de Brive, il y a écrit plusieurs autres ouvrages dont l’histoire de l’église St Pierre de Collonges où sa vocation était née à l’âge de dix ans comme enfant de chœur de l’abbé Bardon qui laissa une forte empreinte dans les mémoires, autant spirituelle que scientifique en tant que co-découvreur avec ses amis les abbés Bouysonnie de l’homme de Neandertal de la Chapelle aux Saints en 1908.

La cérémonie des obsèques célébrée en présence de Mgr CHARRIER, évêque du diocèse de Tulle, a eu lieu dans une église comble de fidèles et d’amis avant l’inhumation au cimetière de Collonges en présence des délégués et porte-drapeaux de l’ordre du Mérite national, de l’ordre de la Légion d’honneur et des Anciens combattants.

 

 

 

  • L’abbé Léon PIMONT (1942)

 

Disparu le 24 août 2011 dans sa 88ème année, L’abbé PIMONT était né à Beynat le 29 août 1923. Orphelin de père à l’âge de 2 mois, il est élève à Bossuet jusqu’à son entrée au séminaire de Tulle en 1942. Etudiant à Toulouse il obtient une licence de mathématiques et de physique. Nommé professeur à Bossuet en 1954, il y reste jusqu’en 1971. Qualifié par ses amis de « prêtre atypique », il était considéré comme un homme de dialogue et de tolérance au caractère intrépide et à l’esprit brillant. Mais pour ses anciens élèves, il était et il restera le « Pim’s ».

 

 

 

 

  • Jacques DELBOS
 

Jacques DELBOS, ancien professeur d’anglais nous a quittés en 2013. Il résidait à la maison des prêtres Saint-Joseph de Brive. Nous nous souvenons du dévouement et de la persévérance de cet ancien élève et enseignant, dont l’amour des jeunes, pourtant pas toujours tendres (voire cruels), était à l’égal de son amour pour Bossuet : immense et parfois sans limite. Merci M. Delbos pour ceux à qui vous avez fait aimer l'anglais.

 

 

  • Jacques LABROUSSE
 

Notre école Bossuet, maintenant « l’Ensemble scolaire Edmond Michelet » est une grande famille, et c’est un vrai deuil quand elle perd un de ses membres ; ce fut le cas le 11 octobre 2013 quand Jacques LABROUSSE rejoignit « la maison du Père ».

Comment évoquer la mémoire de notre ami Jacques dont la vie fut si engagée au service des autres.

  • Elève chez nous de 1936 à 1944, il n’a par la suite pratiquement pas quitté l’école puisque déjà sous les drapeaux, (il avait rejoint l’armée Rhin et Danube) il apprenait que connaissant son dévouement et son attachement à Bossuet, on l’avait « bombardé » président des anciens élèves ! Charge du reste qu’il accepta d’assumer plusieurs fois par la suite.

  • La guerre finie il reprit ses études jusqu’au doctorat en droit à Paris avant de s’établir définitivement à Brive où il fonda une famille : quatre enfants dont Marie-Dominique actuellement documentaliste sur le site Notre-Dame ; tous bien sûr sont nos anciens élèves.

  • Mais Jacques LABROUSSE, avec toute la compétence qui était la sienne, se dévoua pour sa ville, prenant une part active au conseil municipal aux côtés de Monsieur Jean CHARBONNE mandature au cours de laquelle il créa l’école de droit de Brive. Il fut également président du Tribunal de Commerce de Brive ; président de la Croix Rouge de la Corrèze et membre du bureau national de cette même œuvre.

  • Président des amis des archives de Brive et du pays de Brive.

  • Administrateur de l’office HLM de Brive.

  • Croyant convaincu, il contribua avec zèle à l’établissement du dossier de demande en béatification d’Edmond Michelet dont notre ensemble scolaire à l’honneur de porter le nom.

Cette énumération est sûrement bien incomplète tant la vie de cet homme au grand cœur fut bien remplie.

Nous sommes fiers de l’avoir compté parmi les nôtres. Nous ne l’oublierons pas.

Adieu Jacques

Michèle GARRIGOU (1952)

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