Assemblée Générale 2009

 

« Ce qui m’attire dans l’esprit d’appartenance, c’est l’idée de solidarité et d’amitié. » 
Ainsi s’exprimait un ancien, adhérent depuis de nombreuses années, et toujours motivé.

 

Si un sondage avait été effectué parmi les 80 participants à notre Assemblée générale du 10 octobre 2009, beaucoup auraient certainement exprimé la même idée, avec peut-être des mots différents. Des mots que les organisateurs ont plaisir à entendre car ils correspondent à l’objectif qu’ils cherchent à atteindre.

Et pourtant, combien nous ignorent… Et parmi ceux qui nous connaissent, beaucoup oublient de payer leur cotisation !... 
Il nous faut donc communiquer davantage. 
Or justement l’A.G est une des occasions privilégiées de communiquer :

Les Anciens sont là, présents, de toutes les générations ; non pas de simples noms mais des visages d’aujourd’hui. Même si les regards se tournent de temps en temps vers le passé, ce sont de vraies rencontres…

Le premier signe d’amitié manifesté entre nous s’adresse aux Anciens qui ne seront plus jamais présents à nos rencontres. Un instant de recueillement est respecté à leur mémoire. 

 

Pour revenir à la vie de l’association aujourd‘hui, le doyen du Conseil d’administration de l’Association, Jacques Goutines, donne lecture d’une lettre adressée à l’assemblée par la lauréate du Prix des anciens élèves 2009, Camille de Rességuier qui planche, ce 10 octobre, sur un devoir en classe préparatoire à Bordeaux. En voici quelques extraits :

« … Bien sûr, une certaine nostalgie me gagne de temps en temps ; différents souvenirs de mes camarades, de nos bons moments passés dans le lycée Bossuet me reviennent en mémoire… et il y en a plus que je ne le pensais… 
Quels sont mes sentiments de « jeune ancienne » de l’Ensemble scolaire Edmond Michelet ? Eh bien, l’Ecole est pour moi le lieu d’échange extraordinaire, de souvenirs innombrables, de belles rencontres. Je remercie du fond du cœur mes professeurs, la communauté éducative… pour tout ce qu’ils m’ont apporté : confiance en moi et fidélité en amitié…. 
J’en viens au Prix des anciens élèves… Si j’ai pu « rayonner » c’est parce que cette école m’en a donné les possibilités… Des professeurs prenant de leur temps pour nous, comme par exemple le Club des droits humains, la chorale, la pastorale avec les grands rassemblements de jeunes, l’animation dans un groupe de M.E.J (Mouvement eucharistique des jeunes)… 
J’encourage tous les lycéens à prendre part à la vie de leur lycée, car c’est leur vie qu’ils préparent en s’engageant dans divers domaines ou associations… 
Devant vous, l’assemblée générale des anciens, je dirai simplement à propos de l’association, qu’elle continue ce qu’elle fait déjà… Continuer de manifester son attachement à l’Ecole, attachement à une époque, à un esprit… ce que je suis prête à faire, moi aussi, à votre suite… »

Le trésorier, David Labrousse, présente ensuite son rapport qui fait ressortir un solde positif jugé tout à fait satisfaisant et justifiant le vote unanime du quitus.

 

Laurent Richard, webmaster confirmé, démontre avec conviction l’efficacité du site internet non seulement comme support d’information mais comme moyen de recruter de nouveaux membres.

 

Le président, Jean-Paul Delbos, intervient ensuite pour souligner toute l’importance que le Conseil accorde aux campagnes de dons lancées il y a deux ans pour financer des travaux dans l’Ensemble scolaire. Le produit de la première campagne, étalée sur deux ans, a permis de contribuer à la rénovation du bloc scientifique Jean Bouyssonie. Le succès relatif de cette campagne a incité le Conseil d’administration à lancer cette année une deuxième campagne, par courrier, en même temps que la convocation à l’A.G 2009. Les fonds collectés serviront pour les travaux jugés prioritaires par l’OGEC. Des réponses généreuses sont déjà parvenues auxquelles l’Association ajoutera un chèque qui sera remis au président de l’OGEC lors d’une prochaine réunion du Conseil d’administration.

 

La parole est ensuite au chef d’Etablissement, François David, qui donne le bulletin de santé de l’Ensemble scolaire Edmond Michelet : les effectifs enregistrent une forte poussée (1800 élèves) ; la fidélité des inscrits, les excellents résultats aux examens l’expliquent en partie ; l’équipe éducative est renouvelée et de nombreux jeunes enseignants ont fait leur arrivée - charge à tous de leur transmettre l’esprit de l’Ensemble scolaire - un esprit qui anime toute la communauté éducative, les Frères franciscains, l’OGEC, les parents d’élèves et l’association des Anciens ; l’Etablissement poursuit ses travaux de modernisation qui s’ajoutent à ceux déjà réalisés cet été. Enfin le Directeur annonce le programme de conférences en cours de finalisation sur des sujets d’actualité. Les détails seront fournis sur le site www.edmichelet-brive.fr

 

Le président reprend ensuite la présentation de son rapport moral en développant les actions menées en direction des Anciens, avec comme résultat d’avoir porté le nombre de cotisants au niveau record de 245. Puis il souligne le rôle du bulletin « Les Echos » redevenu pourvoyeur majeur d’informations ; l’importance de l’Annuaire comme outil efficace pour mettre en place un dispositif d’aide et d’accompagnement des jeunes en quête d’une orientation. L’association va reprendre aussi les projets de réunions décentralisées à Toulouse et à Paris.

 

En direction des élèves, l’opération phare du Prix des anciens élèves mérite une mention spéciale. La parole est donnée à Gérard Rebière (1972) président du jury 2009, qui a été frappé principalement par le rappel permanent des critères d’attribution du Prix et leur niveau d’exigence, ainsi que par la qualité et la rigueur des argumentations présentées pour justifier le choix des lauréats. Le Conseil le remercie d’avoir su présider le jury avec le souci d’approfondir la discussion et de dégager un consensus.

 

Quant à la rencontre d’information et d’échange entre jeunes anciens et élèves de Terminale, la formule devra être entièrement revue en 2010.

L’Assemblée approuve le rapport moral présenté par le président et passe à l’élection du nouveau conseil d’administration 2009 - 2010.

Commencée à 17h, l’A. G se termine à 18h 20, alors que tout est prêt pour céder la place à la fête et au chant : concert à 18h 30.

Cette année, l’Association a invité pour animer son A G la manécanterie la plus célèbre de France… (et du monde !...) les Petits Chanteurs à la croix de bois. 36 jeunes choristes nous ont enchantés pendant près de 2 heures, passant de la musique sacrée aux chants folkloriques des pays où ils se sont produits. 


Les Anciens auxquels s’était joint un très nombreux public briviste (350 personnes au total) ont applaudi la performance … La perfection, pourrait-on dire… si la perfection existait. En tout cas, un grand plaisir esthétique et beaucoup d’émotion. 


À l’apéritif qui a suivi le concert, les petits groupes se sont formés par classes d’âges. Les conversations se sont poursuivies ensuite au repas convivial servi au self du lycée Bossuet. En faisant le tour des tables, on pouvait rencontrer les rares représentants des années 1940, le gros bataillon des années 1950, les têtes grises des années 1970, quelques représentants des années 80 et 90 et déjà des témoins des premières années du XXIème siècle.

Solide sur ses racines, l’Association voit avec plaisir pousser les jeunes branches dont elle devra favoriser le développement au cours des années qui viennent.

La communauté éducative de l’Ensemble scolaire Edmond Michelet compte sur nous. 
En étant présents à la messe de rentrée, dimanche 11 octobre à St Antoine, les Anciens ont confirmé leur solidarité et leur fidélité.

 

 

 

Participer à l’Assemblée générale est un signe majeur d’attachement aux amis anciens et à l’Ecole. Ce n’est pas, comme on pourrait le penser, une cérémonie de litanie où l’on invoque le passé heureux et embelli. L’A.G est une rencontre intergénérationnelle vivante où passé et présent se conjuguent pour défricher le chemin du futur…

C’est la conclusion que l’on peut tirer des témoignages qui suivent :

  • de Camille de RESSEGUIER: extrait de son message lu devant l’A.G

  • de Caroline MOREAU: « ma première A.G »

  • de Bernard LAUBIE: « pourquoi est-il si assidu? »

  • de Bernard EYROLLES: « pourquoi il est revenu ».

 

 

Message (extrait) de Camille de Rességuier

Prix des anciens élèves 2009, à l’adresse des Anciens, présents à l’A.G 2009 :

 

«… Bien sûr, une certaine nostalgie me gagne de temps en temps; différents souvenirs de mes camarades, de nos bons moments passés dans le lycée Bossuet me reviennent en mémoire… et il y en a plus que je ne le pensais… Quels sont mes sentiments de « jeune ancienne » de l’Ensemble scolaire Edmond Michelet? Eh bien, l’Ecole est pour moi le lieu d’échange extraordinaire, de souvenirs innombrables, de belles rencontres. Je remercie du fond du cœur mes professeurs, la communauté éducative… pour tout ce qu’ils m’ont apporté : confiance en moi et fidélité en amitié… J’en viens au Prix des anciens élèves… Si j’ai pu « rayonner » c’est parce que cette école m’en a donné les possibilités… Des professeurs prenant de leur temps pour nous, comme par exemple le Club des droits humains, la chorale, la pastorale avec les grands rassemblements de jeunes, l’animation dans un groupe de M.E.J (Mouvement eucharistique des jeunes)… J’encourage tous les lycéens à prendre part à la vie de leur lycée, car c’est leur vie qu’ils préparent en s’engageant dans divers domaines ou associations… Devant vous, l’assemblée générale des anciens, je dirai simplement à propos de l’association, qu’elle continue ce qu’elle fait déjà… Continuer de manifester son attachement à l’Ecole, attachement à une époque, à un esprit… ce que je suis prête à faire, moi aussi, à votre suite… »

  Camille de Rességuier (2009)  

 

Ma 1ère Assemblée Générale

 

« Bonjour Caroline. Comment s’est passée ta rentrée ? Pas trop de travail, cette année ? » « Ça va très bien, merci. Et toi ? ». Nous sommes dans la cour de Bossuet, éclairée par un timide soleil d’automne. Mes yeux se posent sur ces tilleuls que j’avais quittés il y a un peu moins de quatre mois, radieux dans leur feuillage d’un vert éclatant sous le chaud soleil de juin. Quatre mois… Quatre mois déjà… Maintenant, leurs feuilles se ternissent, se sèchent, certaines gisent déjà à terre, sur le gravier foulé par tant de générations d’élèves. Je discute avec Camille, devant la salle L1. Camille, c’est une jeune ancienne élève. Comme moi, elle a eu son bac, en juin dernier et, comme moi, elle revient aujourd’hui, 10 octobre 2009, pour participer à l’Assemblée Générale des Anciens Elèves de l’Ensemble Scolaire Edmond Michelet. Mais, intimidée, je n’ose m’avancer. Pourtant, tous ces anciens élèves m’attirent irrésistiblement vers eux. Leurs sourires, leurs tapes amicales sur l’épaule, leurs rires, tout respire une complicité unique, indescriptible tant elle est la preuve vivante de l’amitié dans ce qu’elle a de plus profond, de plus intense. Soudain, M. David, chef d’établissement, s’avance vers moi, un large sourire lui barre lui aussi le visage. Nous parlons et, déjà, je me retrouve dans la salle, de l’autre côté de cette porte qui m’inquiétait tant quelques instants plus tôt. Et déjà, je découvre ça et là des visages familiers, et déjà, je m’intègre progressivement aux discussions, lorsque M. Delbos, président de l’association, annonce le début de la réunion. Je m’installe près de Marion, ancienne camarade de Terminale Littéraire, tandis qu’un ancien élève vient prendre place à ma droite. Je le regarde, il me sourit, nous ne nous disons rien mais, intérieurement, il me vient cette pensée : « Combien d’années nous séparent ? Mais ne sommes-nous pas pourtant proches par cette éducation reçue, cette jeunesse passée entre ces mêmes murs, en dépit de ce temps qui fait grandir les branches des arbres et polit peu à peu les pierres de notre école ? » La séance commence par un instant de recueillement. Le silence se fait dans la salle, certains yeux se ferment, certaines têtes s’inclinent, nous pensons tous à ces anciens élèves dont la présence parmi nous est comme ces petits lumignons qui éclairent la pierre sombre et froide des églises: la chaude odeur de la cire fondue, la flamme vacillante mais qui jamais ne s’éteint créent une douce alchimie ; il suffirait presque d’étendre la main, là, dans le silence environnant, pour retrouver un contact si cher mais ravi par les implacables serviteurs du temps. Ce premier geste d’amitié me touche, l’association entretient la mémoire de ses anciens membres, et ouvre en même temps ses portes aux nouvelles générations. Une association d’anciens élèves se construit progressivement à plusieurs, chaque génération venant apporter sa propre pierre à l’édifice et consolider celles apportées par les précédentes. D’ailleurs, dès la fin de la réunion, un ancien élève s’avance vers moi, un sourire sur les lèvres, accompagné de son épouse. « Félicitations pour votre réussite au bac ! » Du baccalauréat, la conversation s’oriente sur mon avenir professionnel, puis sur le parcours de cet homme. À discuter, là, avec lui, je me rends compte d’une chose. La vie est une expérience ; une expérience pour soi mais aussi partagée avec les autres; une expérience qui procure à l’Homme à la fois l’eau, la lumière, l’engrais mais aussi le tuteur; une expérience qui, somme toute, ne cessera jamais. Mais n’est-ce pas là, finalement, un des buts de cette association?

 

Caroline MOREAU (2009) Etudiante, Classe préparatoire littéraire à Limoges

 

Pourquoi est-il si assidu ?

 

Avec la perspicacité qui lui est habituelle, notre président a remarqué la bonne régularité avec laquelle je me rends à la réunion annuelle de notre Amicale et encore plus le plaisir que me procure chacune de ces rencontres. Pourquoi est-il si assidu? s’interroge-t-il. Question bien plus facile à formuler que réponse à donner… Un peu d’histoire nous aidera, avec parfois quelques incursions personnelles, ce dont je m’excuse à l’avance, mais c’est obligatoire.

J’ai fréquenté l’Ecole Bossuet de 1945 à 1953, mais fréquentation uniquement à titre d’externe, c’est essentiel à souligner. Chaque soir, chaque jeudi après-midi, chaque dimanche, je retrouvais ma maison, je retrouvais la vie familiale, je retrouvais mon chez moi, avec le coin travail, le coin sommeil, le coin des petits trésors d’enfant. Après les années turbulentes de la guerre, l’Ecole Bossuet a vite retrouvé calme et régularité propres au travail; les élèves sont écartés des soucis de recrutement ou des interrogations financières. L’Ecole s’exprime vraiment pour moi comme le prolongement naturel de mon existence familiale. Je suis déjà en admiration d’adolescent devant le dévouement quotidien des professeurs, surtout des nombreux prêtres dont certains me marqueront fortement, y compris sur le plan spirituel.

Et puis – et ça compte sûrement fort – je travaille (oui, c’est vrai) donc j’ai de bonnes notes… Comment n’aurais-je pas emporté un heureux souvenir de l’Ecole en la quittant pour me forger à d’autres disciplines ? Pourtant, pendant de nombreuses années, hormis quelques visites très ponctuelles, je ne reviens pas à l’Ecole Bossuet.

Je retrouve, bien plus tard et bien irrégulièrement, la grande réunion de 1975 organisée par Jacques Goutines et où l’on célèbre le 150ème anniversaire de la fondation de la Maison, avec l’hommage au Chanoine Bonneval dont le livre historique vient de paraître, la réunion de Bernard Denoix qui a su s’entourer de ses deux condisciples prêtres, le Père Jouzier et le Père Thomas, l’hommage rendu à l’abbé Tavé, et bien sûr le plaisir que me procure Jacques Labrousse en me confiant la présidence, me permettant ainsi, à travers la personne de Joseph Altassère, d’exprimer reconnaissance aux anciens professeurs et aux anciens murs. Mais ces rencontres restent bien intermittentes.

Alors, pourquoi, même s’il est incomplet, ce délaissement plus que trentenaire ? Réponse sûrement à peu près identique de tous ceux, nombreux, qui se trouvent dans cette même situation: je ne réside pas à Brive et je dois faire face à l’intensité laborieuse de la vie étudiante (Ah ! ces concours…) puis de l’existence professionnelle à conjuguer avec une vie familiale devenue vite nombreuse…

1990 est une année particulière : le jeune et dynamique président José Quirantès sonne le rassemblement autour du regretté Corrézien de Paris, Pierre Dauzier. Nous sommes un bon nombre à nous retrouver avec un plaisir bien extériorisé. Les réunions annuelles vont se tourner vers des hommages successifs: au Chanoine Bort, à Jules Mielvaque accueilli par une ovation sans précédent, puis à vous-même, Monsieur le Chanoine Triadou. Des présidences marquantes: Albert Audubert, Dominique Michelet, sans compter celles du XXIème siècle…

Dès lors, faut-il beaucoup chercher les raisons de ma venue régulière ? D’autant que là encore le contexte est incitatif: pendant une décennie, je trouve sur Brive gîte et accueil familial et depuis ma retraite professionnelle, je demeure dans le pays de Brive pendant plusieurs mois de l’année. Oui, je peux l’écrire authentiquement, quelles qu’en soient les motivations plus ou moins implicites, à chacune des réunions annuelles de notre Amicale d’anciens élèves, j’éprouve du plaisir à prendre une part, si petite soit-elle, à l’activité de l’Ecole Bossuet, à retrouver des amitiés d’antan pour converser sur des périodes de l’existence ou aussi pour échanger idées ou opinions, à évoquer le souvenir des disparus, mais surtout à sentir pleine connivence entre ce que nos Maîtres ont voulu nous donner et ce que nous-mêmes avons essayé de transmettre. Oui ! « Depuis qu’il y a des hommes et qui pensent » - et encore plus, depuis la Révélation d’il y a vingt siècles – c’est bien à chaque génération humaine la même clameur qui s’élève en s’exprimant à l’adresse des générations suivantes :

 

« Jetons l’œuvre à la mer, la mer des multitudes, Dieu la prendra du doigt pour la conduire au port ».

 

Bernard LAUBIE (1953) Médecin universitaire à Limoges

 

Pourquoi il est revenu

 

Il est difficile de résister aux sollicitations toujours amicales de l’actuel président de l’Association. Il sait allier ténacité et concertation pour aboutir dans ses décisions.

Depuis 60 ans que j’ai quitté l’Ecole BOSSUET, je n’avais jamais ressenti une telle volonté de rassemblement générationnel. Je regrette aujourd’hui d’avoir perdu autant de temps pour renouer ce lien qui fortifie les qualités humaines et professionnelles. Je dois indiquer que durant cette période, j’ai professionnellement dû accepter 10 mutations, conséquences de fusions absorptions dans le domaine bancaire.

Je faisais partie de cette colonie d’Argentacois qui faisait front à celles des Objatois et Allassacois.

Dans cette période d’après-guerre, difficile pour les jeunes adolescents que nous étions, notre point commun le plus fort était le pensionnat. Je me souviens, parmi d’autres détails, que nous mangions durant de longs mois le pain de maïs que venait très rarement agrémenter une barre de chocolat de l’armée américaine.

À cette époque, nous ne bénéficions pour rejoindre nos familles que d’une quinzaine de jours à Noël et à Pâques et pour cela, nous prenions à 6 heures du matin le car Condamines qui reliait Brive à Argentat.

Durant de nombreuses années de scolarité, notre seul divertissement hebdomadaire consistait à rejoindre en silence et en colonnes par 2, le lieu-dit « Bassaler » distant de plusieurs kilomètres de l’Ecole Bossuet. Lorsque nous avions atteint cette aire de jeux, il ne nous restait pratiquement qu’une petite heure pour réellement nous distraire car il fallait impérativement rejoindre l’école Bossuet aux alentours de 16 heures.

Je garde un souvenir précis des fameux « arrêts », où durant les récréations, les punis devaient rester immobiles, face aux murs. Je devais être discipliné car je gardais précieusement mes « exemptions bleues », récompenses très convoitées distribuées par le préfet de discipline, qui permettaient le troc avec l’autorité administrative.

Avec une certaine nostalgie, mes pensées vont aux excellents professeurs: les frères BOUYSSONIE les abbés JAULHAC, BONNEVAL, TAVE, TRIADOU et à M. de CORBIER, professeur d’histoire-géographie. Je veux aussi citer le professeur de grec, M.  Jules MIELVAQUE, originaire de St Privat dont le neveu Jean-Claude MIELVAQUE, excellent joueur de rugby du S.C. tulliste, a participé avec moi à des rencontres mémorables sur les terrains.

Pour conclure, j’ai été surpris de la parfaite organisation de l’ensemble scolaire Edmond Michelet, épaulé par l’association des anciens élèves. Cet ensemble de 1 800 élèves qui regroupe les différentes identités BOSSUET, NOTRE DAME, JEANNE d’ARC jouit d’une très légitime renommée.

 

Bernard EYROLLES (1952) Directeur de banque

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